FiscalitéLe contrat d'assurance vie est un formidable outil qui permet de transmettre, gérer, protéger. Il fait intervenir des notions fiscales, juridiques et financières. Le contrat d'assurance vie permet de gérer votre épargne sur un fonds garanti dit "fonds en €" ou sur des sicav. Il permet en outre la réalisation de différents objectifs :
1- La fiscalité du rachatUn rachat est composé du capital investi et de sa plus-value. Seule la plus-value réalisée est fiscalisée. Votre rachat est soumis au prélèvement forfaitaire libératoire (cf tableau ci-dessous) ou au barème de l'impôt sur le revenu. Le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) varie en fonction de l'ancienneté de votre contrat : Assurance vie "multi-supports" : fiscalité des rachats pour les contrats souscrits depuis le 26/09/1997
A noter : les produits réalisés sont exonérés de l'impôt visé ci-dessus, quelle que soit la durée du contrat, lorsque celui-ci se dénoue avant la fin de l'année qui suit la réalisation des évènements suivants :
En cas de retrait ou dénouement du contrat par licenciement ou mise en retraite anticipée, les prélèvements sociaux ne sont plus exonérés (depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2007). En cas de sortie en rente viagère, celle-ci est soumise à l'IR (pas d'option pour le prélèvement libératoire) et aux prélèvements sociaux pour une fraction de son montant, déterminée de façon définitive, selon l'âge du crédirentier lors de l'entrée en jouissance de la rente.
2- L'exemple spécifique d'un rachat partielPour un couple marié Versement initial 100 000 Progression du contrat de 10 000 / an soit 10% Tranche Marginale d'Imposition (TMI) 14% Besoin de revenu complémentaire annuel d'un montant de 10 000
3- Décès de l'assuré : droits de succession et/ou prélèvementEn cas de décès de l'assuré les capitaux placés dans le cadre d'un contrat d'assurance vie sont :
La Loi TEPA (loi en faveur du Travail, de l'Emploi, et du Pouvoir d'Achat) du 21/08/2007 a modifié les règles des successions
Les droits de succession sont désormais exonérés pour :
(4) La clause bénéficiaireLa rédaction de la clause de bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie constitue, en dépit de son apparente simplicité, un exercice qui se révèle souvent complexe pour le souscripteur. Sans une certaine vigilance, les résultats escomptés peuvent ne pas être au rendez-vous et l'on risque de ne pas tirer tous les avantages de cette composante au contrat d'assurance vie. La manière dont on écrit une clause bénéficiaire peut aboutir le plus souvent, soit à l'éviction d'une personne, soit à une différence de capitaux reçus. La clause bénéficiaire est donc au cœur du contrat d'assurance vie.
Il faut savoir que c'est au moment de la délivrance du capital que l'on interprète la clause. Si entre le moment de la rédaction de la clause et le décès du souscripteur, un des héritiers décède, les capitaux iront aux autres membres de la catégorie. Le mécanisme de la représentation ne se présume pas dans le cadre de l'assurance vie, contrairement à une dévolution successorale prévue par le droit civil. Par exemple, si on choisit "mes héritiers", les petits enfants ne seront pas oubliés et recevront la part de leur parent, venant ainsi en représentation de leur propre parent. Si on opte pour " mes enfants ", seuls les enfants au jour du décès percevront un capital. Si on opte pour " mes descendants ", les enfants et les petits enfants recevront une part identique Si on opte pour " mes enfants vivants ou représentés ", les petits enfants ne se partageront que la part de leur parent décédé. Il existe de multiples possibilités, le mieux étant de se faire assister par son notaire et son conseiller. Nous n’avons volontairement pas parlé de la clause déposée chez un notaire, appelée « clause testamentaire ». Nous pourrions de même aborder le démembrement de la clause, possibilité très intéressante pour aider une personne dans le besoin sans éliminer ses propres héritiers, ou pour échapper momentanément à l'ISF. NB : Les indications générales sur la fiscalité sont données sous réserve de l'évolution des dispositions règlementaires et législatives en vigueur et n'ont pas de valeur contractuelle. Elles vous sont communiquées à titre purement indicatif. |

